Tous les mots (ET)
Un des mots (OU)
Phrase exacte


SNFGE
retour à l'accueil
Envoyer à un ami
Imprimer cette page

La Lettre de la Société

Retour au sommaire

Editorial
(en accès libre)
Septembre 2006-N°77 Juin 2006-N°76 Mars 2006-N°75 Décembre 2005-N°74
Septembre 2005-N°73 Juin 2005-N°72 Mars 2005-N°71 Décembre 2004-N°70
Septembre 2004-N°69 Juin 2004-N°68 Mars 2004-N°67 Décembre 2003-N°66
Septembre 2003-N°65 Juin 2003-N°64 Mars 2003-N°63 Décembre 2002-N°62
Septembre 2002-N°61 Juin 2002-N°60 Mars 2002-N°59 archives...

 

Version intégrale PDF
(à partir du n°79
pour les membres)
Novembre 2007-N°81 Juin 2007-N°80 Mars 2007-N°79  
Décembre 2008-N°83   Avril 2008-N°82  
    Mai 2009-N°84  
Janvier 2010-N°85      

 

Extrait de la Lettre de la Société n°68- Juin 2004

 

éditorial

LE COURS DE LA RECHERCHE

Pour faire une bonne recherche biomédicale, il faut certes des idées mais aussi des structures et une organisation. Ces structures correspondent de plus en plus à des " instituts, centres ou pôles " de recherche (peu importe le terme !). L’organisation se fait en " équipes " où se mélangent et " se parlent " chercheurs, enseignants chercheurs, étudiants et cliniciens. Ces équipes doivent donc avoir un lien étroit avec des services cliniques. Le tout vise à élaborer et harmoniser les étapes scientifiques (méthodologie, expériences, communication, publication, valorisation) d’une recherche qui peut être fondamentale, pré-clinique, appliquée ou purement clinique. Vous y ajoutez une relation forte avec la Direction de la Recherche Clinique de votre centre hospitalier, avec un Centre d’Investigation Clinique s’il est présent et " l’alchimie " est parfaite. Il ne faut surtout pas oublier dans ce canevas la formation de nos jeunes médecins " pour et par la recherche ". A côté des structures de recherche, de cet environnement scientifique et médical, il faut aussi du " temps et de l’argent ". La course aux crédits est d’autant plus difficile que la tendance est à des demandes importantes " multi-équipes " réunie par une thématique forte volontiers transversale. Ce dernier point est important car il permet de s’intégrer dans des projets nationaux et internationaux (notamment européens) afin d’augmenter " lisibilité et compétitivité ".

 

A cette configuration optimale, s’opposent des mots qui fâchent : " désaffection des jeunes pour les études et carrières scientifiques, démographie médicale à flux tendu, avenir incertain des jeunes chercheurs en formation, paupérisation de nos services en internes de spécialité (Hépato-Gastroentérologie ou Chirurgie Digestive), contraintes réglementaires de la recherche clinique et enfin charges administratives croissantes dans notre pratique médicale quotidienne ". Il avait donc été prédit que la recherche en Hépato-Gastroentérologie devait fondre comme neige au soleil.

 

Hors cette année qu’avons-nous constaté ? Plus d’un tiers de projets de recherche en plus soumis à l’évaluation du fond de recherche 2004, augmentation de 10 % de la soumission des résumés aux Journées Francophones de Pathologie Digestive (indépendamment de la présence de nos confrères pédiatres ou de la tenue du CECED). Est-ce finalement le paradoxe français ou un dernier sursaut avant que la " machine ne s’arrête " ? Je choisis la première option et même s’il ne s’agit peut être que des " tendances ", j’aimerais les garder comme des indicatifs optimistes. Il faut certes augmenter notre présence scientifique et notre quota de publications à l’échelle internationale. A titre d’exemples, le livre blanc avait fait état de 5 à 8 % d’articles en provenance d’équipes françaises parmi l’ensemble des publications mondiales 1990-2000 en hépatologie. En ce qui concerne la gastro-entérologie la production scientifique française représentait 15% des publications européennes dont le nombre était presque identique à celui des publications nord-américaines. Je vous rappelle aussi que ce même livre blanc aborde les enjeux de notre spécialité que je vais rapidement décliner et compléter. Ces enjeux sont multiples et dans des domaines variés au plan de la physiopathologie, de l’épidémiologie, de la thérapeutique et de l’évaluation médico-économique. Les cancers digestifs sont encore et toujours au centre de ces enjeux avec la génomique, mais aussi, à l’heure actuelle, la protéomique, la pharmacogénétique, les biothérapies. Dans le domaine de la nutrition le " NASH " réclame modèles, données physiopathologiques et traitement. Il en est de même pour la fibrose et la carcinogenèse hépatiques. Pour ce qui est des maladies inflammatoires de l’intestin, à côté de la génomique des phénomènes inflammatoires, le nouveau défi que connaissent nos confrères rhumatologues avec les anticorps monoclonaux doit aussi nous concerner. Il y a aussi la neurogastroentérologie, l’imagerie endoscopique et bien d’autres terrains où notre spécialité doit être présente.

 

La SNFGE et ses sociétés soeurs participent, vous le savez, à cet effort en augmentant la dotation du Fonds de Recherche et par le partenariat avec l’industrie privé générateur de bourses de recherche. Il y a aussi les interfaces que la société maintient activement avec l’INSERM, l’ANAES, l’AFSSAPS et bien d’autres structures. Indépendamment de l’action de son comité d’Interface avec la SNFGE et l’AFEF, l’INSERM participe à l’effort de recherche clinique grâce à son soutien dans la constitution des cohortes, aux actions thématiques concertées et au travers de sa cellule de recherche clinique. L’ensemble de ces partenariats vise à augmenter notre " lisibilité " tant au plan de la pratique professionnelle que de notre activité de recherche. Il faut donc continuer. Ceci dit, personne n’a dit qu’il fallait s’arrêter…

 

Louis BUSCAIL




Secrétariat de la SNFGE - Hôpital Robert Debré - Rue Serge Kochman - 51092 REIMS CEDEX France -
Tél : 33- (0)3 26 35 94 31 - Email : secretariat.reims@snfge.org

 La S.N.F.G.E est l'institution scientifique de référence en hépato-gastroentérologie. Société savante créée en 1947 reconnue d'utilité publique.
Réalisé par CYIM Presse | Informations légales | Qui sommes-nous? | Contacts | English | Boîte à outils | Partenariats