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2010
Journées Francophones d'Hépato-gastroentérologie et d'Oncologie Digestive
Jeudi 25 Mars 2010
FFCD - GERCOR - FNCLCC - SNFGE - SIAD
Cancer colorectal : chimiothérapie
Salle 242 AB
Étude 20050181 : Étude randomisée de phase III comparant le panitumumab avec FOLFIRI au FOLFIRI seul en traitement de deuxième ligne chez des patients atteints de cancer colorectal métastatique (CCRm)
Ducreux Michel
Conférence
Objectif Le panitumumab, anticorps monoclonal 100% humain dirigé contre le récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR) a obtenu une AMM en monothérapie dans le traitement des patients atteints de CCRm avec KRAS de type sauvage.L'étude 20050181 a été conçue afin de comparer l'efficacité et la tolérance du panitumumab avec FOLFIRI à celles du FOLFIRI seul en traitement de deuxième ligne du CCRm.
Patients et Méthodes Les patients atteints de CCRm ont été randomisés dans cette étude de phase III (1 : 1) pour recevoir un traitement par panitumumab 6,0 mg/kg toutes les deux semaines plus FOLFIRI (groupe 1) ou FOLFIRI seul (groupe 2). Les patients éligibles avaient précédemment reçu un seul protocole de chimiothérapie et présentaient un indice ECOG de 0 - 2. Un échantillon de tissu tumoral pour étude de biomarqueur était toujours disponible. La randomisation a été stratifiée sur : indice ECOG (0 - 1 ou 2), chimiothérapie précédente avec d''oxaliplatine et exposition antérieure au bevacizumab. Les critères coprincipaux de survie sans progression (SSP) et de survie globale (SG) ont été indépendamment testés.L'essai avait été initialement conçu afin de comparer l'effet du traitement dans la population des patients randomisée, mais l'étude a été amendée afin d'évaluer l'efficacité en fonction du statut mutationnel KRAS ..Le statut KRAS a été déterminé par un laboratoire central au moyen d'une PCR spécifique d'allèle avant la première analyse de l'efficacité.
Résultats De juin 2006 à mars 2008, 1186 patient au total ont été randomisés après concentement éclairé et ont reçu le traitement prévu (groupe 1 : 591 patients ; groupe 2 : 595 patients). Les principales caractéristiques des patients étaient : : hommes : 61%, âge médian (extrêmes) : 61 (28-86) ans ; indice ECOG 0-1 : 94%.Sur les 1083 patients (91%) pour lesquels le statut KRAS était disponible, 597 (55%) étaient atteints de tumeur avec KRAS sauvage 486 (45%) de tumeur avec KRAS muté. Dans le sous-ensemble KRAS sauvage, la SSP médiane a été de 5,9 mois dans le groupe 1 et de 3,9 mois dans le groupe 2 (RR [IC95%] = 0,73 (0,593 - 0,903), p = 0,004), la SG médiane de 14,5 mois dans le groupe 1 et de 12,5 mois dans le groupe 2 (RR [IC95%] = 0,85 (0,702 - 1,039) ; p = 0,115) et le taux de réponse (par analyse centrale) de 35% (groupe 1) et 10% (groupe 2). La SSP, la SG et le taux de réponse n'ont pas différé chez les patients du sous-ensemble KRAS muté qui avaient reçu le panitumumab. Les événements indésirables ont été généralement similaires entre les groupes de traitement, à l'exception des manifestations connues de toxicité associées au traitement anti-EGFR, notamment troubles cutanés, diarrhée et hypomagnésémie. Des réactions de grade 3/4 à la perfusion de panitumumab ont été rapportées chez 2 patients du groupe 1 (< 1%).
Conclusion Le panitumumab a significativement amélioré la SSP et a été bien toléré en ajout au FOLFIRI en traitement de deuxième ligne chez des patients atteints de CCRm avec KRAS de type sauvage. Cette étude confirme l'importance de KRAS à titre de biomarqueur prédictif dans le traitement de deuxième ligne du CCRm par un anticorps monoclonal anti-EFGR associé à une chimiothérapie standard.
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