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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

mercredi 7 avril 2004
Communication Orale


Les recommandations de la Conférence de Consensus française sur la prise en charge des cancers du côlon sont-elles suivies ?

C Lepage(1) , AM Bouvier(1) , C Binquet(1) , V Dancourt(1) , O Coatmeur(1) , J Faivre(1)

(1) Registre Bourguignon des cancers digestifs, 7 bd J d'Arc, Dijon Cedex


Mots clés :
62 Dépistage, Prévention, Diagnostic
64 Epidémiologie
68 Côlon, Rectum


 Introduction

Une conférence de consensus portant sur la «  prévention, détection et prise en charge des cancers du côlon » s'est tenue à Paris en 1998. Le but de cette étude était de déterminer comment les recommandations concernant la prise en charge ont été appliquées.

 

 

 Matériels et Méthodes

 

Nous avons désigné quel était le bilan pré-thérapeutique et le traitement pour tous les cancers du côlon diagnostiqués en Côte d'Or et en Saône et Loire en 2000. Pour chacune de ces éventualités les patients ont été classés comme ayant une prise en charge recommandée, insuffisante, ou trop importante. L'effet des caractéristiques des patients sur les modalités de prise en charge ont été analysés en utilisant une régression logistique polytomique.

 

 

 Résultats

Au total 567 cas incident de cancer du côlon ont été inclus. Hors du contexte de l'urgence, 92,3 % des patients ont bénéficié d'une coloscopie, et 19 % d'un lavement baryté. Le dosage de l'ACE, non recommandé au moment du diagnostic a été fait dans 32,6 % des cas. Le bilan pré-thérapeutique était classé conforme aux recommandations du consensus dans 48 % des cas, insuffisant dans 21,9 %, trop important dans 30,1 % des cas. Le bilan était plus souvent insuffisant chez les femmes que chez les hommes (28,3 % vs 16,7 %, p = 0,008). Cette différence tenait au fait qu'elle bénéficiaient moins souvent d'une coloscopie (87,2 % vs  96,4 % chez l'homme,  p < 0,0001). Le taux de résection de 90 % n'était pas loin d'un optimum. Les données anatomo-pathologiques permettaient de classer tous les cas selon la classification TNM, mais le nombre de ganglions examinés n'était conforme aux recommandations que dans 69,2 % des cas. La chimiothérapie a été réalisée selon les recommandations dans 71,4 % des cas ; 23,1 % des patients étaient sous traités et  5,5 % étaient sur traités. L'analyse multivariée indiquait que les patients de plus de 75 ans étaient moins traités que recommandé (p < 0,001).

 

 

 Conclusion

Cette étude met en évidence que l'adhésion aux recommandations de la conférence de consensus était variable. Les raisons principales de non adhésion sont la difficulté à faire changer les pratiques habituelles (dosage de l'ACE), la difficulté de s'astreindre à un nouveau comportement (examen d'un nombre suffisant de ganglions lymphatiques) et la nécessité de se familiariser avec certaines pratiques (la chimiothérapie chez les personnes âgées).

 

 


 

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