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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

mercredi 7 avril 2004
Poster


Dépistage et diagnostic du cancer colorectal : enquête auprès de la population d'un département français

B Denis(2) , P Perrin(2) , EA Sauleau(1) , JM Boyaval(2) , F Guth(2) , X Pagnon(2) , P Strentz(2)

(1) Registre des cancers du Haut-Rhin, 9 rue du Dr Mangeney, Mulhouse
(2) ADECA 68, 39 avenue de la liberté, Colmar Cedex


Mots clés :
3 Epidémiologie (Sauf Cancer)
62 Dépistage, Prévention, Diagnostic
68 Côlon, Rectum


 Introduction

Le but de ce travail était d'évaluer le recours de la population d'un département français aux examens de dépistage et de diagnostic du cancer colorectal (CCR) en fonction d'un certain nombre de critères sociodémographiques et sanitaires.

 

 

 Patients et Méthodes

Enquête téléphonique du 10 au 30/09/2003 auprès d'un échantillon tiré au hasard dans l'annuaire d'un département français. Etaient éligibles les personnes âgées de 40 à 74 ans. 

 

 

 Résultats

Neuf-cent quatre-vingt dix neuf personnes éligibles (514 femmes et 485 hommes) répondaient : 9,9 % des personnes de 40 à 49 ans avaient déjà eu une coloscopie, dont 16 % en raison d'antécédents familiaux de CCR. Parmi les personnes de 50 à 74 ans, 39,4 % avaient eu une recherche de sang occulte dans les selles (RSOS), faite au cours d'un bilan de santé dans 33,6 % des cas et prescrite par le médecin généraliste dans 54,4 % des cas (dont 51 % pour l'exploration de symptômes). Seize et demi % avaient eu une RSOS de dépistage ≤ 2 ans, 32,7 % avaient eu une endoscopie basse, pour symptômes dans 63,2 % des cas et pour dépistage dans 21,9 % des cas, 3,9 % avaient eu une endoscopie de dépistage ≤ 5 ans, 24,2 % avaient eu une coloscopie (dont 44 % plusieurs), 16,8 % avaient eu un lavement baryté, 42,3 % n'avaient eu aucun de ces examens, 19,9 % avaient eu un dépistage dans les délais recommandés, soit par RSOS soit par endoscopie, 34,8 % avaient eu soit une RSOS ≤ 2 ans soit une endoscopie ≤ 5 ans.  En analyse univariée, ce taux ne variait pas avec le sexe, le statut matrimonial, la nationalité de naissance, le type d'habitat, la couverture sociale, le niveau d'études, la profession, les revenus et la consommation de fruits et légumes, de tabac ou d'alcool. Ce taux augmentait significativement (p < 0,05) avec l'âge (32 % avant 65 ans vs 47 % après), l'existence d'un médecin généraliste habituel (38 % vs 16 %), le fait d'avoir consulté au cours de l'année passée (40 % vs 5 %) et l'utilisation d'autres tests de dépistage tels que mammographie (40 % vs 22 %), dosages de cholestérol (40 % vs 23 %) ou de PSA (59 % vs 30 %). Le recours à l'endoscopie augmentait avec la présence d'antécédents familiaux de CCR (51 % vs 31 %, p = 0,01). L'analyse multivariée est en cours. Chez les personnes de 50 à 74 ans, 77,1 % avaient eu un dosage de cholestérol ≤ 3 ans, 62,1 % des femmes avaient eu une mammographie de dépistage ≤ 2 ans et 25,4 % des hommes avaient eu un dosage de PSA de dépistage. Chez les femmes de 50 à 64 ans 71,8 % avaient eu un frottis cervical ≤ 3 ans.

 

 

 Conclusion

1) L'accès aux examens de diagnostic du CCR est satisfaisant, en particulier à la coloscopie. 2) Le dépistage du CCR est par contre  insuffisamment développé, surtout en l'absence d'antécédent familial. 3) La prescription de RSOS est souvent inappropriée, pour l'exploration de symptômes. 4) La recto-sigmoïdoscopie est sous employée. 5) Une politique d'incitation au dépistage du CCR est souhaitable et nécessaire.

 

 


 

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